Les différences entre un camping et un parc résidentiels de loisirs

Les campings et les parcs résidentiels sont des lieux de villégiature prisés de nombreuses familles françaises. Les uns comme les autres accueillent les vacanciers dans des lieux calmes et proches de la nature. Ils proposent en outre des services et prestations de loisirs semblables ainsi que diverses infrastructures destinées à rendre les séjours agréables. Si établissements de plein air et PRL se rejoignent sur certains aspects, ils ont aussi des différences notamment en termes d’aménagements.

Aux origines des campings

Les premiers campings de loisirs font leur apparition en France en 1900. Les premiers hôtels de plein air accueillent alors essentiellement des randonneurs pédestres, des cyclotouristes et des canoéistes. Le tourisme de plein air se développe de manière considérable dans les décennies qui suivent, plus particulièrement avec la généralisation des congés pays dans les années 1930, puis le développement du caravaning dans les années 1950, qui facilite notamment le transport de matériel dans des conditions confortables.

Les campings connaissent leurs heures de gloire dans les années 1960. Mais à partir des années 1990, ce ne sont plus seulement de vastes terrains sur lesquels d’innombrables tentes sont plantées : ils proposent désormais aux vacanciers chalets en bois et mobile-homes.

Si les campings s’adressent essentiellement à des clients de passage, les offres des PRL sont, elles, plutôt orientées vers les familles qui souhaitent séjourner plus durablement ou même s’y installer pendant plusieurs mois.

Campings PRL sont des destinations appréciées des touristes de plein air. Ils sont des points communs mais aussi des différences.

Les points communs entre campings et PRL

On retrouve dans les campings comme dans les PRL certains services et équipements comme la restauration, les bâtiments sanitaires, les parkings, les voies de circulation, les installations sportives, l’espace bien-être… Hôtels de plein air et parcs résidentiels se rejoignent aussi sur certaines prestations de loisirs comme les piscines ou les aires de jeux par exemple.

Les prestations d’hébergement font aussi partie des points communs entre campings PLR. Les uns comme les autres proposent de nombreuses résidences mobiles de loisirs de type mobile-homes, mais aussi des habitations légères de loisirs de types chalets, bungalows ou lodges.

Les différences entre hôtels de plein air et parcs résidentiels

Les parcs résidentiels, contrairement aux campings, ne s’adressent généralement pas à une clientèle de passage mais plutôt à des familles ou des couples désireux de se mettre au vert pendant une plus longue période, ou même de s’y installer.

Les mobile-homes et chalets en bois des PLR sont d’ailleurs, aux yeux de nombreux Français, des alternatives économiques et écologiques aux résidences secondaires classiques. Economiques parce que leurs frais d’entretien et de gardiennage sont modérés – autour de 60 à 90 € – mais aussi parce leurs propriétaires sont exonérés de la taxe d’habitation et que la taxe foncière est peu élevée. A cela s’ajoute la possibilité de prêter, louer ou vendre leurs logements quand ils le veulent, sans commissionner le gérant de l’établissement ni passer par un intermédiaire.

Les différences entre campings PLR résident aussi dans les différentes règles auxquelles seuls les parcs résidentiels sont soumis :

  • Les parcs doivent proposer des parcelles d’une superficie minimale de 200 m2
  • Ils doivent réserver au moins 20 % de leur superficie aux services communs, espaces libres et jeux
  • Leur création est soumise à un permis d’aménager, une autorisation spécifique qui détermine entre autres les types de logements – résidences mobiles de loisirs et habitations légères de loisirs – compatibles aux règles en vigueur en matière d’urbanisme
  • Les exploitants peuvent réaliser des aménagements et installations, comme l’implantation de haies ou la réalisation de talus, en respectant les normes d’urbanisme en vigueur
  • Les PRL sont des domaines aménagés comprenant entre autres des voies de circulation, des parkings, des espaces verts mais aussi de nombreuses parcelles
  • L’emprise des mobile-homes ou HLL doit correspondre à 20 % tout au plus de la superficie des parcelles où ces logements sont installés…