Résumé du PRL

Les premiers terrains de camping font leur apparition en France en 1900. Alors que les établissements pionniers accueillent essentiellement des randonneurs, des cyclotouristes et des canoéistes, le tourisme de plein air se développe considérablement avec la généralisation des congés pays dans les années 1930 puis le développement du caravaning dans les années 1950. Bien que les campings accueillent de plus en plus de mobile-homes et d’habitations légères de loisirs à partir des années 1990, ils restent destinés à des clients de passage. Les parcs résidentiels répondent, eux, aux besoins de clients souhaitant y séjourner plus durablement ou même s’y installer ; ces derniers y profitent de spacieuses parcelles, d’aménagements et installations compatibles avec leurs besoins…  Il existe deux types d’exploitation de PRL : les PRL sous régime hôtelier et les PRL avec cession de parcelles.

Les PRL exploités sous régime hôtelier

L’une des premières différences entre un camping et un parc résidentiel réside dans la superficie des parcelles. Alors que dans un camping celles-ci ont généralement une superficie de 100 ou 120 m2, parfois mois, les emplacements d’un PRL doivent être d’au moins 200 m2.

Le parc résidentiel se démarque aussi au niveau des animations. A l’intérieur d’un parc exploité sous régime hôtelier, on ne retrouve normalement pas les mêmes animations que celles proposées dans les formules « camping club ». Le parc résidentiel n’a d’ailleurs pas vocation à se trouver à proximité des plages ou autres stations balnéaires, mais accueille plutôt sa clientèle dans un environnement offrant quiétude et détente.

Si des points communs existent entre campings et PRL sous régime hôtelier – les uns et les autres cibles des clients de passage, par exemple –, les parcs résidentiels se démarquent en termes d’aménagements et d’espaces, mais aussi au niveau du confort, des équipements ou encore des animations.

Les PRL avec cession de parcelles

Plusieurs parcs résidentiels permettent aux familles d’acquérir une parcelle. Le client peut se contenter d’acheter un emplacement et d’y implanter son mobile-home ou chalet. Mais il a aussi la possibilité d’acquérir en même temps la parcelle et le logement, la transaction fait alors l’objet d’un acte notarié.

Dans les deux cas, le fait d’être propriétaire à la fois du foncier et du logement donne au client de nombreux avantages. Il jouit de tous les espaces et services proposés par le PRL ; il utilise librement son habitation, et peut la prêter, la louer ou même la vendre quand il veut, sans commissionner le gérant de l’établissement ni passer par un intermédiaire.

Les mobile-homes et chalets présents dans les parcs résidentiels sont souvent présentés comme des alternatives plus économiques et plus écologiques aux habitats secondaires classiques. Plus économiques notamment parce que ces logements coûtent moins cher à l’entretien – autour de 60 à 90 euros par mois – et qu’ils sont avantageux fiscalement : exonération de taxe d’habitation, taxe foncière peu élevée – les parcelles sur lesquelles ils sont implantés sont considérées comme des terrains non bâtis »…

Mais certaines familles ne se contentent pas  de faire de leurs mobile-homes ou HLL des résidences secondaires. Beaucoup y résident toute l’année. La pratique n’est pas nouvelle, mais elle a été consacrée par le décret de 2015 pris pour l’application de la loi Alur. Le texte réglementaire est en fait venu apporter des précisions sur le fait de résider de façon permanente dans un PRL.

Si l’on passe quatre ou six mois dans une résidence mobile de loisirs ou une habitation légère de loisirs, le logement en question reste aux yeux de la loi une résidence secondaire. En revanche, quand on y passe plus de huit mois par an, il est considéré comme occupé « à titre de résidence principale ».